À l’issue d’un processus de trois ans, le comité du Sytral a adopté vendredi à l’unanimité la nouvelle convention qui le liera à Keolis-Lyon pour exploiter le réseau TCL au cours de la période 2017-2022. En dépit d’un montant d’indemnisation pour les candidats non retenus qui avait été porté à 1,5 million d’euros, l’opérateur sortant avait été le seul à répondre à un appel d’offres européen.
Annie Guillemot, qui est devenue présidente du Sytral en cours de procédure, a toutefois souligné que celui-ci avait la possibilité de prolonger d’un an la convention existante en cas de rejet de l’offre proposée. Les négociations engagées avec Keolis ont permis de trouver un accord qui satisfait les deux parties. La contrepartie forfaitaire versée par le Sytral pour six ans restera stable en atteignant 2,2 milliards d’euros. 280 millions d’euros ont été « gagnés » par le Sytral par rapport à l’offre initiale de son délégataire.
Le document final de 3 200 pages sera officiellement signé le 7 novembre prochain.
Les contraintes sont encore plus marquées qu’auparavant pour le délégataire. Celui-ci s’engage à un niveau de recettes garanti pour les six années de 1,4 milliard d’euros. Le déficit d’exploitation doit aussi être revu à la baisse ainsi que le taux de fraude qui doit baisser de 0,5 %/an, alors qu’il avoisine aujourd’hui les 13,5 %. Plusieurs points concernent évidemment la qualité de service rendu au client. Keolis sera intéressé aux résultats mais, c’est nouveau, ses 4 500 agents aussi. Une somme de 2 millions d’euros/an en moyenne est prévue pour eux si les objectifs financiers sont atteints.







