On va commencer par l'avènement du bus standard.
L'autobus n'était qu'un complément du tramway (avant 1956) puis du trolleybus.
L'essor de la voiture a fait penser à certains hommes politiques de l'après-guerre, qui n'avaient pas été à l'école (sans vouloir citer un maire de Lyon), que plus personne n'utiliserait les TC. Les trolleybus ont donc êté remplacés par des autobus sur la plupart des lignes dans les années 60.
Dès le milieu des années 50, la RATP et les transporteurs de province avaient lancé un cahier des charges pour définir un nouvel autobus, plus agréable pour les voyageurs, plus agréable à conduire et plus facile à maintenir. Ainsi est né l'autobus standard.
Deux constructeurs ont été retenus: Saviem (qui regroupait au départ Somua, Renault et un petit constructeur de cars, Latil) et Berliet, le constructeur bien connu de camions.
Ainsi les premiers exemplaires de Saviem SC10 (avec moteur MAN) étaient-ils livrés à la RATP à la fin de 1965, en versions urbaine (SC10U) pour Paris et banlieue (SC10B). Les premiers SC10U étaient exploités à 2 agents (le receveur était assis à l'arrière derrière une caisse située juste à droite de la porte arrière à 4 vanteaux). Les voyageurs pouvaient descendre soit par le milieu (portedouble à 4 vanteaux) soit par l'avant (porte simple à 2 vanteaux). C'est ce que l'on appelait un SC10 U 442 (SC voulant dire Saviem-Chausson, Saviem ayant absorbé Chausson, important fournisseur de bus à la RATP dans les années 50).
La version banlieue avait des caractéristiques techniques légèrement différentes (moteur MAN de 160ch au lieu de 144ch et pont différent) lui permettant de rouler plus vite et d'avoir de meilleures reprises. Elle était exploitée à un seul agent en MPA et était du tye 044 (pas de porte arrière, portes centrales et avant doubles à 4 vanteaux).
Les TCRL (l'ancêtre du Sytral) mirent à l'essai en 1964 un prototype qui circula sur les ligne 8 et 17 et qui était du type SC10U 144 à un agent en MPA (La porte arrère, battante, n'était utilisée qu'en issue de secours). Le bus avait la livrée rouge (la caisse) et jaune (le haut) de l"époque, le logo TCRL et le numéro de parc étant dorés.
Au printemps 1967 (soit un an et demi après la RATP), l'OTL (ancien nom de la SLTC) reçut 112autres exemplaires de série (1101-1112) tous affectés à la ligne 8 qui était revenue à Oullins deux ans avant (elle était à Parmentier au début des années 60). Elle conservait six de ses anciens bus (des Saviem SC2) peu confortables, qui équipaient alors toutes les lignes d'Oullins.
L'intérieur était peint en jaune vanille avec des portes noires. Il y avait une rangée de sièges simple (en skai grenat) sur tout le coté gauche et deux rangées de sièges doubles à droite, entre les portes. Les barres étaient chromées avec des poignées en plastique blanc.
La ligne 8 fut totalement équipée en 1968 lors de l'arrivée de la seconde tranche, les véhicules de la fin de tranche (1122-1132) équipant la nouvelle lignes 47 (Parc - Jean Macé par la rue Garibaldi sans détour par La Part-Dieu qui n'existait pas à l'époque) garée aux Pins.